Massage du dos

Le dos est la principale structure de support du corps. C’est une région qui allie la mobilité à la force. Le dos est plus protégé que la face antérieure du corps, qui est plus molle, mieux vaut donc commencer par lui. Ainsi, lorsque vous passerez à la face antérieure, plus vulnérable, votre partenaire se sentira généralement plus confiant et plus détendu.

Le dos constitue la seule vaste surface à masser, et, de ce fait, il mérite souvent que vous lui accordiez plus de temps et d’attention que toute autre partie du corps. Comme il s’agit d’une région particulièrement sensible aux tensions musculaires, en relation avec toutes les autres parties du corps, la plupart des gens éprouvent un profond sentiment de libération après un massage approfondi du dos.

Il est indispensable que vous soyez à votre aise pour parvenir à atteindre toute sa surface sans aucune peine. Pour éviter de vous fatiguer, n’oubliez pas d’utiliser votre corps tout entier, et pas seulement vos bras. Votre massage commençant par le dos, c’est là que vous habituez le receveur au contact de vos mains, et que vous vous familiariserez avec son corps.

L’huilage
Pour masser le dos, faites étendre votre partenaire sur le ventre, les bras le long du corps. Disposez au besoin un petit coussin, ou oreiller, sous ses chevilles et le haut de sa poitrine. Ensuite, placez-vous à sa tête, et concentrez-vous durant quelques minutes avant d’entamer la manoeuvre étendue d’huilage. Avec ce mouvement, vous ne vous contentez pas d’étaler l’huile et de réchauffer le dos, vous faites également la connaissance du corps du receveur.

Fermez les yeux pendant que vos mains travaillent, et soyez attentif à la gamme des sensations qu’elles éprouvent: douceur de la peau, forme des os et des muscles, tensions diverses. Que votre toucher soit une aventure, une exploration.

La manoeuvre étendue
Posez délicatement vos deux mains sur le haut du dos; puis commencez à descendre le long de la colonne vertébrale. A la base de celle-ci, séparez vos mains et remontez par les régions latérales. Répétez ce mouvement jusqu’à ce que le dos soit totalement huilé.

L’épaule à partir de la tête
Après avoir huilé le dos, massez les épaules l’une après l’autre. Commencez par celle vers laquelle le receveur n’incline pas la tête, avec des manœuvres circulaires autour de l’omoplate et jusqu’à la limite de la cage thoracique. Passez ensuite au pétrissage des tissus des épaules. Augmentez progressivement votre pression en procédant à des roulements du pouce autour de la base du cou et du muscle du trapèze.

Attardez-vous sur tous les nœuds de tension que vous pourrez découvrir, en alternant ce travail plus concentré avec de longues manœuvres apaisantes. Terminez sur des pressions appuyées de vos deux pouces en alternance, de part et d’autre de la colonne vertébrale.

1- Le pétrissage de l’épaule
En utilisant vos deux mains en alternance, procédez à des pincements rythmiques des tissus profonds. Pétrissez les abords de l’omoplate et de la cage thoracique, jusqu'à l’épaule elle-même, en travaillant de proche en proche.

2- Le roulement du pouce à la base du cou
Commencez à presser plus profondément avec les manoeuvres de roulement du pouce dans le triangle charnu qui est à la base du cou du receveur. Travaillez avec une pression croissante afin de dissiper toute tension. Ajustez votre pression suivant les réactions de votre partenaire.

3- La pression du pouce le long de la colonne vertébrale
En partant de la base du cou, poussez alternativement vos deux pouces dans la gouttière le long de la colonne vertébrale en mouvements courts et fermes. Descendez jusqu'au milieu du dos, puis remontez en une pression glissée jusqu’à la base du cou. Recommencez.

L’épaule à partir de la face latérale
Changez maintenant de position pour travailler sur la même épaule depuis la face latérale de votre partenaire. Soulevez son avant-bras avec précaution pour le poser sur la région lombaire. Placez votre autre main sous l’articulation de l’épaule (la main gauche sous l’épaule gauche, ou la main droite sous l’épaule droite). Après avoir dégagé l’omoplate en la soulevant, utilisez votre main libre pour la masser sur son pourtour, puis transversalement.

Une fois que vous avez pressé toute l’épine de l’omoplate et pétri l’arrière du cou, ôtez doucement le bras de votre partenaire de son dos. Puis, sa tête de l’autre côté, recommencez la séquence des manœuvres sur son autre épaule.

4-Le travail sous l’angle de l’omoplate
Avec une main sous l’épaule, utilisez vos doigts de l’autre main pour masser sous l’omoplate. En partant de la base du cou, descendez lentement pour longer l’omoplate en poussant sous le bord. Répétez ce mouvement plusieurs fois.

5- La pression du plat de l’omoplate
Avec la pulpe de vos doigts, décrivez ensuite de petits cercles appuyés sur le plat de l’omoplate. Travaillez systématiquement toute la surface plusieurs fois de suite.

6- Le pincement de l’épine de l’omoplate
L’épine de l’omoplate s’étend horizontalement sur la moitié supérieure de cet os, Une fois que vous l’avez localisée, massez-la sur toute la longueur, du cou vers l’extérieur, en pressant fermement les tissus adjacents entre les doigts et le pouce.

7- Le pétrissage du cou
Saisissez les muscles à la base du cou entre les doigts et le pouce, et pressez-les tout au long. Ensuite, pétrissez fermement le cou lui-même, en travaillant à fond toute la région.
Répétez 1 - 7 de l’autre côté.

La région lombaire et fessière
Pour travailler sur la région lombaire et sur les fesses, placez-vous à côté de votre partenaire, à la hauteur de ses cuisses. Commencez par masser complètement la région lombaire, puis procédez au pétrissage et au pincement d’une fesse avant de travailler cette face latérale du tronc.

La région lombaire est fréquemment le siège de tensions musculaires et de douleurs. Puisqu’elle se trouve liée au hara, une douleur dans cette région est souvent le signe de problèmes portant sur l’assurance, la sécurité et la sexualité. Une bonne façon de terminer la séquence après avoir achevé les faces latérales est d’effectuer une pression glissée en redescendant le corps depuis l’épaule jusqu’au pied. Placez-vous ensuite de l’autre côté de votre partenaire, et répétez vos mouvements sur la fesse et la face latérale opposées.

8- Le cercle autour du sacrum et des épineuses lombaires
Avec vos deux mains en alternance, décrivez des cercles autour du sacrum et des apophyses épineuses lombaires, en appliquant des pressions, Débordez largement la région.

9- Le pétrissage des fesses
Abaissez vos mains vers la fesse la plus éloignée de vous et commencez à la pétrir en profondeur, des deux mains en alternance. Travaillez sur la fesse entière avec des mouvements de pétrissage roulé.

10- Le pincement des fesses
Avec vos deux mains en externes et les mobiliser en alternance, saisissez les masses charnues entre votre pouce et vos doigts. Essayez de garder un rythme assez rapide et régulier en ayant les mains détendues et les poignets souples.

11- Le travail des faces latérales
En partant des fesses, utilisez vos deux mains en alternance pour saisir les masses latérales externes et les mobiliser en les ramenant vers le haut. Veillez ê toujours conserver une main au contact du corps.

Répétez 9 - 11 de l’autre côté.

La colonne vertébrale
Selon le yoga, l’état de la colonne vertébrale nous affecte à tous les niveaux: physique, émotionnel spirituel. L’axe vertébral étant lieu de passage des nerfs qui relient le cerveau aux autres parties du corps, le massage de cette région peut avoir un effet de relaxation particulièrement profond.

Le massage de la colonne vertébrale se décompose en trois manoeuvres principales: une manoeuvre étendue qui comprend deux parties, l’une apaisante, l’autre stimulante; une manœuvre de friction profonde qui dissipe la tension autour des vertèbres; et, pour finir, une manœuvre de liaison avec vos avant-bras, qui apporte un sentiment de plénitude au dos tout entier.

Evitez d’appliquer directement la pression sur les vertèbres, et travaillez de part et d’autre de la colonne vertébrale, prenant le temps de dissiper tout les noeuds de tension que vous trouverez en remontant le dos.

12- La pression le long des épineuses
Posez une de vos mains au-dessus de l’autre, et appliquez une ferme pression glissée de chaque côté des épineuses, de la base de la colonne vertébrale jusqu’à son sommet. Puis utilisez une pression de vos index et de vos majeurs de chaque côté des épineuses, une main suivant l’autre, afin de descendre graduellement le long de la colonne vertébrale jusqu’au coccyx.

13- La friction le long de la colonne vertébrale
Décrivez de petits cercles profonds avec vos pouces, de part et d’autre de la colonne vertébrale. Enfoncez-le brièvement dans les dépressions à la base du crâne, avant de redescendre avec des manœuvres étendues.

14- La pression des avant-bras
Appliquez la face interne de vos avant-bras au centre du dos de votre partenaire. Ecartez-les lentement, en dirigeant l’un vers la nuque et l’autre vers la base de la colonne vertébrale. Répétez en travaillant en diagonale sur le dos, un de vos bras montant vers une épaule et l’autre descendant vers la fesse opposée. Répétez en inversant.



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Massage Materna (Massage Grossesse)

La maternité
Les massages ne combattront pas seulement la tension nerveuse et la fatigue de la grossesse, ils contribueront aussi à calmer et rassurer la femme pendant le travail.

Durant la grossesse, vous pouvez pratiquer une série de massages en traitant l’abdomen avec une grande douceur pendant les quatre premiers mois. Quand la grossesse avance et que celui-ci grossit, les massages à l’huile dans cette zone sont très relaxants. Massez lentement, avec soin, sans oublier que vous êtes en train de masser deux êtres à la fois. Pendant le travail lui-même, le massage peut être une aide. Pratiquez ces exercices auparavant pour que les deux partenaires soient familiarisés avec cette technique avant la naissance. Après la naissance, ils aideront la mère à éliminer la tension.

Le shiatsu est parfaitement adapté à la grossesse, à condition d’éviter les pressions trop profondes et de travailler en douceur sur les méridiens es jambes. Au début du travail, vous pouvez appuyer sur l’estomac, sur le « Ho-Kou » et sur la rate qui se trouve à une distance égale à la largeur de la paume au-dessus de la face interne de la neville. Quand la mère commence à pousser, appuyer sur la vésicule biliaire, au sommet de l’épaule. Ces points accélèrent la délivrance et diminuent la douleur.

Seul un professionnel peut pratiquer la réflexo1ogie sur une femme enceinte. Les débutants doivent s’attacher aux techniques de relaxation.

Le bas du dos et les fesses
Votre partenaire est allongée sur le côté. Agenouillez-vous près du bas de son dos, face au corps. Effectuez des mouvements circulaires sur le bas du dos et sur le sacrum avec vos doigts, puis descendez pour pétrir les muscles fessiers. Votre partenaire doit se concentrer pour décontracter ses muscles.

Changements de position
Dans les derniers mois de la grossesse et pendant le travail, la position allongée sur le ventre est très inconfortable. Pour pouvoir masser le dos ou la face postérieure des jambes, faites allonger votre partenaire sur le côté, la jambe sur un coussin. Ainsi, vous pourrez aussi l’aider pendant le travail en opérant sur le bas du dos et sur les fesses.

La contraction des muscles de cette zone peut ralentir la descente de la tête du bébé. Pour les massages sur la face antérieure du corps, certaines femmes préfèrent la position assise, les jambes écartées et le dos appuyé contre des coussins. Dans cette position, vous pouvez également décontracter l’abdomen pendant le travail en massant légèrement le bas-ventre, sous la partie renflée, et empêcher les jambes de trembler en massant la face interne des cuisses.

Les cuisses
Si les jambes de votre partenaire se mettent à trembler à la fin de la première phase du travail, agenouillez-vous entre les deux jambes et, en pointant les doigts vers le bas, épousez avec vos mains les contours de la face interne de la cuisse jusqu’au genou, aller et retour. Exercez une pression ferme en descendant, légère en remontant.


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REFLEXOLOGIE : Théorie et principes

Au début, il est important d’apprendre les principes de base de cette science, en particulier la théorie des zones et la planche des réflexes. C’est, en quelque sorte, la grammaire de la réflexologie, qui vous permettra de traiter les réflexes spécifiques qui détendent les différentes parties du corps. La théorie des zones divise le corps en dix zones, chacune le parcourant dans toute sa longueur. Pour vous familiariser avec cette théorie, parcourez mentalement votre corps en dressant les lignes à partir de chaque orteil. Visualisez les parties de votre corps contenues dans chaque zone.

Les lignes directrices du pied vous permettent de dresser une planche, quelles qui soient la taille et la forme du pied, et vous indiquent comment vous orienter avec chaque nouveau partenaire.

La théorie des zones
La théorie des zones explique le lien entre les réflexes du pied et ceux des parties du corps correspondantes. D’après cette théorie, il existe dix « zones » ou canaux qui traversent le corps longitudinalement des pieds à la tête, cinq de chaque côté, une pour chaque doigt ou orteil, comme l’atteste le schéma de droite. Tout organe, glande ou partie du corps situé dans une zone aura son réflexe dans la zone correspondante du pied (ou de la main).

Le réflexe de la colonne vertébrale passe sur le bord interne de chaque pied et le réflexe du foie passe à l’extérieur des quatre zones du pied droit. Il est plus facile de visualiser les lignes en les reportant sur une planche anatomique. Si vous remarquez une zone fragile en traitant le pied, c’est souvent le signe d’une tension ou d’un congestion dans une partie du corps située dans la même zone. En fait, tout ce qui entrave le flux de l’énergie en un point quelconque d’une zone est préjudiciable à toutes les structures de la zone en question.

Les zones du pied
Chaque orteil représente une zone qui traverse le corps dans toute sa longueur. Tous les orteils sont des zones réflexes de la tête, mais les principaux réflexes de la tête sont associés au gros orteil. Chaque gros orteil représente une moitié de la tête et se subdivise en cinq zones.

Les os du pied
Si vous devez devenir reflexologue, il vous faudra connaître les os du pied. C’est eux, en grande partie, qui vous aidera à vous orienter avant de commencer le traitement. Chaque pied comprend vingt-six os, sept tarses, cinq métatarses et quatorze phalanges aux orteils. Explorez votre propre pied en essayant de repérer la disposition de ces os.

Les lignes directrices du pied
Vous ne pouvez pas travailler sur un pied que vous ne connaissez pas simplement avec la planche des réflexes. Les pieds ont une grande diversité de formes et de tailles. Il vous faut d’abord repérer certaines lignes directrices. Il y en a trois qui traversent le pied: la ligne du diaphragme, la ligne de la taille et la ligne du talon. Ceci vous permettra de vous orienter de façon à agir avec précision sur les réflexes.

La ligne du diaphragme traverse le pied juste sous le talon antérieur, au niveau des têtes des métatarses. On peut trouver la ligne de la taille en traçant une ligne imaginaire en travers du pied, à partir de la protubérance externe, au niveau du cinquième métatarse. Pour localiser la ligne du talon, cherchez le point juste au-dessus du talon, là où la peau douce et blanche de la zone arquée devient plus foncée et plus dure vers le talon. Une fois que vous aurez repéré ces trois lignes, vous pourrez déterminer la position exacte des réflexes situés au-dessus ou en dessous.

Planche des réflexes du pied
Cette planche vous montre Plante du l’emplacement exact des réflexes pied droit des différentes parties du corps sur la plante et sur le bord externe du pied. Comme vous le voyez, sur les plantes des deux pieds, les réflexes sont très similaires. Certains, cependant, n’apparaissent que sur un pied parce que les organes auxquels ils correspondent se trouvent d’un seul côté du corps.

Le cœur, par exemple, n’apparaît que sur le pied gauche, le foie uniquement sur le droit. Pour simplifier, nous n’avons présenté ici que quelques réflexes. Nous avons reproduit les pieds avec l’aspect qu’ils auront lorsque vous les traiterez.
La plante du pied gauche fait face à votre main droite, celle du pied droit à votre main gauche. Les reflexologues expérimentés peuvent directement traiter certaines structures et ne se contentent pas de travailler sur les pieds.

La relation corps/pied
Les réflexes du pied constituent une carte remarquablement précise du corps, réfléchissant l’emplacement de ses différentes parties. Le réflexe du diaphragme reflète parfaitement le diaphragme anatomiquement. Imaginez que les deux pieds se déplacent ensemble sur le torse : les réflexes de la colonne vertébrale recouvriront les bords internes des deux pieds.



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Massage Shiatsu : Le Ki (le yin et le yang)

En cosmologie chinoise, dont dérive la cosmologie japonaise, la source de toute chose est le tao, loi de l’univers. Du tao dérive l’un ou existence. Deux forces en sont issues, le yin et le yang, opposées et complémentaires. C’est le jeu entre le yin et le yang, entre le flux et le reflux des deux principes qui engendre l’énergie ki (ou chi en chinois). C’est ainsi que le deux devient trois. Le ki est le « souffle immatériel » dont parle Lao-Tzeu. Il revêt des formes multiples, de la plus pure, la lumière, à la plus grossière, le granit. Les matériaux inertes possèdent le ki dans sa forme la plus dense, tout étant constitué de particules d’énergie.

Comment les trois principes engendrent-ils les dix mille choses ? D’après la philosophie ancienne, le ki se manifeste dans cinq aspects différents de l’énergie, les cinq éléments: le Feu, la Terre, le Métal, l’Eau et le Bois. Chaque élément a sa propre caractéristique, sa «saveur », et l’intègre à un aspect de la création, à l’une des « dix mille choses ». Les plantes, par exemple, appartiennent à l’élément Bois, les roches et les minéraux à l’élément Métal. Les êtres humains sont un mélange des cinq éléments. Tout, dans la nature, comprend un équilibre spécifique de yin et de yang, et une combinaison des cinq éléments unique, qui forme le «vrai ki» de chaque objet de chaque être.

Le yin et le yang
Le yin et le yang sont les deux aspects opposés bien que complémentaires de l’existence, l’ombre et la lumière. Le yin correspond à ce qui est sombre, humide, doux, réceptif, féminin et enfoui, le yang à ce qui est lumineux, chaud, sec, dur, actif, masculin et ascendant. Le yin et le yang sont des états relatifs: une chose peut être yin par rapport à une autre et yang par rapport à une troisième. Par exemple, une bougie est yang par rapport à un glaçon et yin comparée au soleil. En médecine orientale, les fonctions d’alimentation, de rafraîchissement, d’humidification et de relaxation sont yin tandis que les aspects énergétiques de production d’activité ou de chaleur sont yang.

La substance des organes est le plus souvent yin, l’énergie qui les nourrit est yang. Quand le yin est surabondant, il y a tendance au froid, à l’humidité et à la condensation de la substance (formation de tumeurs). Quand le yang est en excès, se crée une tendance à l’agitation. Quand le yin est déficient, même si le yang est normal, on retrouve des symptômes de type yang, tels que la nervosité, l’insomnie, etc. Quand le yang est déficient, on constate fatigue ou mauvaise circulation. Le shiatsu permet de retrouver les équilibres énergétiques.

Les méridiens yin et yang
Nos méridiens yin et yang ont été formés lorsque nous marchions à quatre pattes. La terre est yin par rapport au ciel. Les méridiens yin remontent le long de la face antérieure du corps et sur les faces internes des membres qui auraient alors été plus proches de la terre. Le ciel est yang par rapport à la terre, et les méridiens yang descendent le long de la face postérieure du corps et sur les faces externes des membres qui auraient été exposées au soleil.

Les cinq éléments
Les cinq éléments sont les différentes caractéristiques du ki, es cinq modes par lesquels il se manifeste dans l’univers. Ils agissent également en nous les hommes, nous reliant au reste de notre environnement, au cycle des saisons et des heures. Nos réactions physiques et émotionnelles aux influences externes et aux forces de la nature dépendent de l’équilibre des cinq éléments en nous.

- Le Feu est l'élément de la chaleur, de l’été, de l’enthousiasme et de la communication entre les hommes.

- La Terre est l’élément des moissons, de l’abondance, de la fertilité et des relations mère— enfant.

- Le Métal correspond à l'idée occidentale de l’élément air, mais il la dépasse. C’est la force de la gravité, des minéraux à l’intérieur de la terre, des schémas des corps célestes, de la conductivité électrique et du magnétisme. Dans l’homme, c’est le chagrin et le désir de le transcender.

- L’Eau est la source de la vie, le flux changeant, puissant et dangereux. C’est le plus yin des cinq éléments. Dans la psychologie humaine, l’Eau préside à l’équilibre entre la peur et le désir de domination.

- Le Bois est le plus humain des cinq éléments. C’est celui du printemps, de la créativité qui se transforme en colère quand il y a frustration. C’est la capacité d’avancer, de faire des projets et de prendre des décisions. Chaque élément gouverne un méridien ou une fonction organique (voir le schéma), et un aspect de la personnalité, si bien qu’un trouble de l’équilibre des éléments affectera le corps et L esprit.

Dans la médecine orientale, le réseau des associations élémentaires fournit des indices au diagnostic. Chaque élément correspond à une couleur, un goût, une saison, une odeur, une émotion, un sens voir plus haut). C’est pourquoi le médecin ne se contentera pas des symptômes ordinaires, il examinera les nuances des couleurs du visage et les inflexions de la voix. Il posera des questions au patient pour confirmer son diagnostic. Quels sont ses goûts? Quel temps aggrave son éclat? C’est ainsi qu’il recherchera les causes liées aux éléments. Si l’élément Eau semble à incriminer, il faut traiter les reins et la vessie. Chez un autre patient, les mêmes symptômes peuvent correspondre à l’élément Terre. Il faudra alors traiter la rate et l’estomac. Un médecin occidental se contenterait de diagnostiquer de l’arthrite et prescrirait des anti-inflammatoires.

Les associations et les méridiens des cinq éléments et leurs cycles
Chaque élément est relié aux quatre autres par le « cycle créatif» (flèches extérieures) et par le « cycle de contrôle » (flèches intérieures). Dans le cycle créatif chaque élément transmet l’énergie au suivant. Le cycle de contrôle équilibre le système en surveillant chaque élément.




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Le Shiatsu

Le shiatsu est originaire du Japon. C’est une forme de thérapie manuelle, par pression sur les points d’acupuncture. Elle permet d’équilibrer l’énergie du corps et de se maintenir en bonne santé. Son nom signifie simplement « pression des doigts ». Toutefois, il se pratique avec d’autres parties de la main, les coudes et les genoux.

Le nom de shiatsu date du début de ce siècle bien que les origines de cet art soient beaucoup plus lointaines. C’est un mélange de théorie médicale orientale classique dont l’histoire remonte au début de l’acupuncture, il y a quelque quatre mille ans, et d’une longue tradition de médecine populaire.

Le shiatsu est un nom générique qui recouvre des techniques variées, mais tous les praticiens sont liés par un principe commun, la croyance en une force vitale, le ki, qui passe par des canaux traversant tout le corps et reliés entre eux, les méridiens. Chaque méridien est associé à un organe ou à une fonction psychophysique.

On peut agir sur le ki en certains points du trajet, les points d’acupuncture ou tsubos en japonais. La santé exige un certain équilibre. Le ki circule lentement le long des méridiens, apportant énergie et équilibre aux différentes parties du corps. Mais quand celui-ci est affaibli par une vie déréglée, par le stress ou par une blessure, le flux du ki devient irrégulier. Certaines zones en manquent, d’autres en regorgent, créant un état pathologique.

Personne n’est totalement sain, ce qui signifie que notre équilibre n’est pas parfait. Certains sont sujets aux rhumes, autres aux maux d’estomac ou à la dépression nerveuse. Le shiatsu est un instrument idéal de prévention de la maladie. Il ne demande aucune intervention drastique dans les fonctions corporelles, puisqu’il se contente de rééquilibrer le ki afin que le corps guérisse de lui-même.

Si vous débutez, souvenez-vous qu’il faut vous préoccuper non seulement des symptômes, mais également de leur cause. Traiter uniquement la tête pour soigner des maux de têtes, ce serait ignorer tout le système d’interconnexion des méridiens qui fait l’efficacité du shiatsu, et l’un des principes fondamentaux de la médecine orientale: le corps et l’esprit forment un tout organique et indivisible. Pour diagnostiquer la cause exacte d’un symptôme, il faut à la fois connaître la théorie médicale orientale et comprendre l’état émotionnel et psychologique du sujet. Tant que l’on n’a pas acquis ces compétences, il est plus prudent et plus efficace de traiter tout le corps.

Comme nous l’avons mentionné plus haut, toutes les maladies trouvent leur source dans un excès ou une pénurie de ki. C’est par la pratique que vous apprendrez à sentir au toucher les zones où le ki est surabondant, appelées jitsu et celles où il est déficient, appelées kyo. Généralement, les jitsu ou zones douloureuses correspondent aux symptômes et les kyo aux causes. Il faut donc concentrer le traitement sur le kyo. La méthode « kyo-jitsu » fut prônée par le maître Shizuto Masunaga pour remplacer le traitement classique fondé sur des combinaisons de tsubos traitant des problèmes spécifiques.

Le massage shiatsu est facile à apprendre. Il ne demande ni équipement spécial ni onguent. Il faut simplement une pièce chaude et aérée, des vêtements confortables et un sol recouvert de moquette. On pratique le shiatsu une fois par jour et n’importe où. Quelques connaissances de base, le temps de faire un traitement complet du corps et l’attention au partenaire sont les facteurs indispensables d’une bonne compréhension du shiatsu.



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Tout le monde a besoin de se détendre !

Tout le monde a besoin de se détendre, d’échapper à la tyrannie du temps. Ecouter de la musique, observer les nuages, ramasser des coquillages ou des galets sur une plage sont des moyens que nous utilisons pour nous calmer et retrouver un sentiment de plénitude dans l’innocence de l’instant. Au cours de notre enfance, nous grimpons aux arbres, nous courons pieds nus. Nous sommes bien dans notre peau et en contact avec notre nature foncière. Mais, par la suite, nous passons de plus en plus de temps à vivre de façon cérébrale.
Le moment est venu de retrouver notre équilibre et notre plénitude en redécouvrant le doux art du toucher. C’est un langage naturel, que nous pouvons utiliser pour guérir ou rassurer, pour soulager la douleur ou dissiper la tension; et surtout pour exprimer à autrui que nous ne sommes pas indifférents. Telle une clairière dans une forêt, il nous offre la latitude de nous détendre et de nous réorienter.

Le massage peut nous fournir un moyen de neutraliser le flot incessant du travail et des pressions domestiques. Pour trop d’entre nous, les courbatures et les douleurs sont le lot quotidien, et, bien souvent, ce n’est qu’après avoir donné ou reçu un massage que nous prenons conscience de la tension de nos muscles, et de la quantité d’énergie absorbée par cette tension. Le massage peut ouvrir la voie de la découverte de soi, révélant ce que est la paix intérieure et le plaisir d’un corps capable de respirer et de se mouvoir librement.
Le massage, passé et présent

Depuis des milliers d’années, une forme ou une autre de massage ou d’imposition des mains a servi à guérir et à soulager les malades. Pour les médecins de l’antiquité grecque et romaine, le massage était un des principaux moyens de guérir et de soulager. Au début du Ve siècle av. J.-C., Hippocrate, le « père de la médecine», écrivait: «Le médecin doit avoir l’expérience de beaucoup de choses, mais à coup sûr du massage... Car le massage peut assouplir une articulation enraidie, ou, au contraire, corriger une hyperlaxité. »

Pline, le célèbre naturaliste romain, était régulièrement massé pour son asthme, et Jules César, qui souffrait d’épilepsie, se faisait quotidiennement pincer afin de soulager ses névralgies et ses migraines. Après la chute de Rome, au Véme siècle de notre ère, l’Europe fit peu de progrès dans le domaine de la médecine, laissait aux Arabes l’étude et le développement des enseignements antiques. Avicenne, philosophe et physicien arabe du XIe siècle, nota dans son Canon de la Médecine que l’objet du massage était de « disperser les matières usées trouvées dans les muscles et non éliminées par l’exercice.

Au cours du Moyen Age, il fut peu question du massage en Europe, à cause du mépris pour les plaisirs de la chair. Mais il revint en faveur au XVIe siècle, principalement grâce au médecin français Ambroise Paré. Plus tard, au début du XIXe siècle, un Suédois du nom de Per Henrik Ling mit au point ce qu’on appelle aujourd’hui le massage suédois, et qui est une synthèse de ses connaissances de gymnastique et en physiologie, et des techniques chinoise, égyptienne, grecque et romaine. Le premier collège ayant à son programme le massage fut fondé à Stockholm en 1813, et des instituts et des établissements thermaux proposant des massages surgirent sur tout le continent. De nos jours, dans le monde occidental, la valeur thérapeutique du massage vient une fois de plus d’être redécouverte, et sa pratique se développe chez les professionnels comme chez les profanes.

En Orient, le massage occupe une place de choix depuis l’époque la plus reculée. La différence qui existait jusqu’à ces derniers temps entre les attitudes orientale et occidentale résulte peut-être de la révolution scientifique qui s’est opérée en Occident il y a environ deux siècles et demie. Les anciens concepts associant le corps à l’esprit et à l’âme ont alors été rejetés comme non scientifiques, et, au cours du temps, on en vint à voir dans le corps humain une sorte de machine complexe, dont l’entretien devait être confié à des spécialistes hautement qualifiés, autrement dit les médecins.

En Orient, aucune attitude « scientifique» de cet ordre n’a prévalu avant ces derniers temps, et la population des pays pauvres a continué à allier le désir instinctif de masser pour soulager aux techniques de manipulation et aux théories élaborées par une longue tradition de « médecins aux pieds nus ». Le shiatsu est issu de ce type traditionnel de massage, tel qu’on le pratiquait au Japon. A mesure que son usage se répandit, il fut enrichi par les influences de la théorie de l’acupuncture classique, et par les sciences occidentales de l’ostéopathie et de la chiropraxie, récemment introduites au Japon. Les débuts de la réflexologie Sont inconnus. Peut-être provient-elle de l’art ancien de la pressiothérapie orientale. Mais, quelles que soient ses origines précises, il semble certain qu’elle était en usage dans l’Egypte ancienne, comme en témoigne la peinture murale d’une tombe de médecin présentée ci-contre.

Le langage du toucher
Qui dit toucher dit contact, relation avec ce qui est à l’extérieur de nous, par exemple le sol sous nos pieds. Pour les êtres humains comme pour les animaux, le toucher a une importance vitale. Il apporte la chaleur, le bien-être, le plaisir et il accroît la vitalité.
C’est le premier de nos sens à se développer. Quand nous sommes bébés, c’est d’abord à travers notre expérience tactile que nous découvrons le monde, et les caresses de nos parents sont capitales pour notre croissance. Tant que notre besoin de toucher et d’être touché est satisfait, nous grandissons sainement, mais lorsqu’il est inhibé, notre développement risque d’en souffrir.


Les caresses de notre petite enfance nous aident à construire une image positive de nous-mêmes, et nourrissent en nous le sentiment d’être acceptés et aimés. Il y a plus de vingt ans, le psychologue américain S.M. Jourard a montré que notre perception de la qualité de nos contacts avec autrui semble nettement liée à l’estime que nous avons de nous-mêmes.
Des expériences sur des bébés primates ont révélé combien le contact physique avec une mère chaleureuse et attentive est essentiel, combien sa carence peut freiner le développement physique et émotionnel. En effet, notre sens de la réalité est basé sur le toucher. Dans notre société, la privation du contact d’autrui est une punition. Si on nous empêche de toucher ou d’être touché, nous nous sentons douloureusement seuls et angoissés. Dans une récente étude médicale, les malades privés de contacts physiques ont déclaré éprouver un vif sentiment d’isolement à une telle coupure.

Le toucher est un langage que nous employons tous d’instinct pour exprimer nos sentiments, montrer aux autres qu’ils sont aimés ou appréciés. Nos mains se posent spontanément sur les bosses ou le ventre d’un enfant qui souffre, sur les fronts fiévreux ou migraineux. Une douleur morale suscite aussi une réaction immédiate. En serrant la main, en étreignant, en caressant, nous témoignons de notre sympathie et de notre compréhension, nous rassurons. Seuls et souffrants, nous nous recroquevillons sur nous-mêmes, nous prenons nos têtes malades dans nos mains, nous massons inconsciemment nos membres douloureux. Mais, en dehors des effusions purement amicales qui expriment notre bonheur ou notre joie, ne nous sommes—nous pas écartés loin de nos instincts en réservant le toucher aux domaines de la souffrance ou du sexe, en redoutant les contacts pour manifester simplement notre affection, pour détendre, ou guérir?

Massage, shiatsu et réflexologie
Dans ce livre, nous montrerons comment ces trois techniques du toucher peuvent servir non seulement à détendre et accroître le bien—être de notre famille et de nos amis, mais aussi à développer notre compréhension de nous-mêmes et des autres. Ces thérapies diffèrent considérablement dans leurs effets et leur mode d’application. Cependant, elles mettent toutes les trois enjeu la capacité de régénération du corps, et promeuvent la capacité d’autoguérison que possède chaque individu. Commencez par étudier la technique qui vous attire le plus. Le massage est peut-être la plus facile à apprendre car ses manoeuvres partent de gestes que nous faisons tous naturellement. Le shiatsu et la réflexologie exigent une approche plus précise.

Le massage implique l’effleurage et le pétrissage systématiques de tous les tissus du corps, afin d’apporter une détente totale. Le receveur est nu, et l’huile sert à lubrifier sa peau. Une fois que vous aurez appris la séquence de base des manoeuvres, vous pourrez faire appel à votre intuition pour adapter la technique aux besoins de votre partenaire. Dans le massage, les mains circulent sans cesse sur de vastes régions du corps, alors que dans le shiatsu et la réflexologie, en général on appuie en des points précis.

Le shiatsu est une technique japonaise de thérapie physique donnée avec les doigts, les coudes, les genoux ou les pieds. Son principe diffère de celui du massage. Alors que le massage s’opère essentiellement sur les muscles, les ligaments et les tendons, et affecte en particulier la circulation du sang et celle de la lymphe, le shiatsu se concentre sur des points de pression, ou tsubos, afin de toucher l’énergie vitale, ou ki, dans les méridiens. Puisque les deux thérapies portent sur le corps tout entier, le shiatsu doit aussi affecter incidemment les systèmes musculaire, sanguin et lymphatique, de même que le massage touche incidemment les points de pression et les méridiens.


Le shiatsu est en général reçu habillé en partie pour des raisons de pudeur étant donné les postures adoptées. Il est particulièrement efficace à titre préventif et tonique pour les personnes fatiguées ou convalescentes. En réflexologie, vous employez des techniques digitales spéciales pour travailler sur de petites zones réflexes des pieds. Ces zones sont en rapport avec les différentes parties du corps, de sorte qu’en opérant sur toutes les zones réflexes des pieds, vous atteignez en réalité le corps tout entier. L’avantage de la réflexologie est la relaxation, mais elle améliore également la circulation du sang et elle débloque l’influx nerveux.

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